12/06/2010

Jean-Michel Charpentier expose à la Galerie Blanche

Près de 8.000 visiteurs au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, le Radeau de la Méduse, avec ses deux toiles monumentales (20 mètres de long), fruit d'une longue réflexion sur la mort et la souffrance humaine, et les dessins préparatoires qu'il exposait dans une des ailes du musée, Jean-Michel Charpentier a montré une fois de plus sa maîtrise de la peinture. La vraie. Créateur prolixe, son art en constante évolution n'a jamais trahi les convictions les plus profondes qui l'ont amené depuis son entrée aux Beaux-Arts à défendre une figuration en mouvement, héritage des siècles de recherche picturale et libérée de toutes les contingences de mode comme de toute superficialité. Ils sont peu nombreux, les artistes contemporains qui osent encore peindre ce qu'ils voient comme ils le voient et non pas comme le marché de l'Art souhaite qu'ils voient. La Galerie Blanche défend cette conception de la peinture. Qu'on ressente attirance ou répulsion, le tableau doit faire réagir celui qui le découvre parce qu'il s'adresse à ce qu'il y a de plus important : le cœur. Le message peut être divers, la manière de montrer ce message aussi. Mais la démarche reste la même : donner à voir, à aimer, à penser. Jean-Michel Charpentier sait faire tout cela.

La Galerie Blanche présente à partir du 18 juin 2010 :
FINS TRAGIQUES D'EXPÉDITIONS POLAIRES

"Les hommes ont toujours eu des rêves insensés, des envies d'exploration extrême, des volontés de chemins à découvrir. La conquête des pôles fait partie de cette obsession. En drakkar, en bateaux à voile, à vapeur, à moteur, en ballon, en avion, en véhicules chenillés, en traineaux, ils n'ont cessé d'organiser des expéditions pour aller arpenter ces territoires hostiles. Les photos de ces régions polaires, les visages de ces hommes d'exception, les anecdotes de leur quotidien, les derniers instants tragiques qu'ils vécurent sur ces terres sont autant de témoignages de la grandeur de leurs exploits. ces aventuriers s'appelaient Scott, Amundsen, Franklin, Nansen, Erichsen, Charcot ou Shackleton ..." Extrait de la présentation de l'ouvrage paru aux Éditions Elytis (Harmonia Mundi) qui est illustré des œuvres originales exposée à la galerie jusqu'au 31 juillet.

Jean-Michel Charpentier est artiste peintre, illustrateur et graveur. Il a déjà publié plusieurs ouvrages. Il réalise de nombreuses expositions et participe à des salons dans toute la France. En outre, depuis plusieurs années, il anime un atelier d’arts plastiques (artothérapie) dans un centre spécialisé près de Bordeaux.

15/04/2010

Lecture

Jérôme Alexandre L’Art contemporain, un vis-à-vis essentiel de la foi Parole et Silence, Cahiers du Collège des Bernardins, n°12. 2010.
ISBN 978-2-84573-838-6

Voilà un petit ouvrage appelé à faire date dans l’histoire de l’art sacré en France vient de paraître. C’est le premier travail publié sur le sujet par un théologien. D’après l'auteur, le temps de l’Art est passé ! Il éclaire notre vision de la création contemporaine à l'aulne de la spiritualité. Voilà le commentaire sur l'ouvrage écrit par Aude de Kerros, peintre et essayiste

L’Art a atteint sa limite parce qu’il est uniquement "esthétique et formaliste", figé dans sa virtuosité et sa perfection. C’est un idéal, hors du réel. Il est peu créatif et répétitif, artisanal et conventionnel, fondé sur l’imitation pure. Il provoque un esprit de possession, une autosatisfaction, un confort, éludant les grandes questions. L’Art contemporain est, en revanche, un réel progrès. Il ne cherche pas la maîtrise et la perfection de ces objets d’art limités, fermés, achevés et morts : "L’artiste ne sait pas où il va, si non il produirait un art appliqué". La supériorité de l’Art Contemporain est dans "le processus" et non dans le résultat. L’œuvre est sans importance, elle peut être immatérielle, conceptuelle ou éphémère… ce qui compte c’est l’artiste et sa démarche. Là se trouve le cœur de l’Humain, du Réel, de la Foi. Ce qui compte c’est l’expérience du vécu, du "sensible", au sens alexandrin du terme, c'est-à-dire éprouvé par le corps et "la chair". La relation au public, entendez le "regardeur", est elle aussi "très chrétienne" car elle l’inclut charitablement dans l’œuvre d’art, le fait participer ! C’est la communion duchampienne, le regardeur fait partie de l’œuvre ! Enfin l’Art Contemporain pose la question de la vérité, il nous confronte au Réel, surtout celui que l’on ne veut pas voir, que l’on refoule, qui nous dérange. La démarche de l’Art Contemporain est morale et prophylactique. L’Art Contemporain ose montrer l’horrible, l’insoutenable, le scandaleux et nous pose question. En cela, "l’acte artistique est, plus fondamentalement qu’il ne l’était dans la seule reproduction de l’existant, un acte créateur".

08/04/2010

Carte blanche à Monsieur B.

La galerie a laissé carte blanche à un collectionneur bordelais, Monsieur B. et lui offre ses cimaises pour présenter au public les choix qui président à l'élaboration et à l'évolution de sa collection. Il a choisi des textes et des références critiques et littéraires en adéquation avec sa vision de l'art et de la possession d'œuvres, pour illustrer sa démarche et expliciter sa réflexion. Ainsi ces lignes écrites par Nicolas Charlet :
L’esthétique humaniste issue de la Renaissance fait de l’artiste un génie dont les œuvres sont irremplaçables : nées d’une pensée et d’un geste uniques et destinés à une compréhension et à une perception universelles. Ce mythe du génie créateur a été tout au long du XXe siècle questionné, malmené, voire combattu. Les avant-gardes ont largement contribué à soulever le débat. L’artiste n’était-il pas, comme tout autre, soumis au régime de la modernité avec son attirail de machines et son obsession de la nouveauté ? La production de masse imposait une certaine ironie à l’égard du génie, étendard de la tradition romantique du siècle passé. Avec le constructivisme, le futurisme et le suprématisme, la machine prend le pas sur la main, et du même coup le multiple sur l’unique. L’ère du modernisme industriel met fin à cette de la tradition artisanale et bouleverse ainsi nos schémas de pensée, y compris au plan esthétique.Malgré la secousse des avant-gardes, le mythe de l'unicum est resté intact dans la première moitié du siècle.D'une part, l'abstraction conforte alors le statut d'unicité de l'œuvre devenue pure cosa mentale ; d'autre part le système patrimonial a tôt fait de récupérer la provocation dada lui ôtant ainsi tout pouvoir de subversion.
La valeur historique remplaçant la valeur subversive. Les ready-made de Marcel Duchamp peuvent entrer librement au musée pourvu qu'ils cessent d'éreinter le mythe de l'art sacrée.Or la génération des artistes de l'après-guerre bouscule ce statu-quo. Si une immense majorité de plasticiens, dits de l'école de Paris, s'en tiennent, avec plus ou moins de bonheur, au juste milieu de la figuration et de l'abstraction dans le respect des traditions du métier d'artiste peintre, quelques-uns tentent au niveau international de fonder la forme originale d'un art contemporain.
.

21/03/2010

Jeune galerie dynamique cherche stagiaire volontaire

Voilà, la galerie est maintenant bien installée. Il y a même du bon thé et de délicieux biscuits pour que les visiteurs se sentent bien accueillis. Des fleurs dans les vases et plein d'idées pour l'avenir. Mais voilà, la galerie est une association. Cette association est faite de personnes bénévoles qui donnent le plus possible de leur temps, qui ont travaillé depuis des mois pour son ouverture et son développement. Mais ces bénévoles ont tous un métier et ne peuvent être en permanence sur place pour accueillir les visiteurs et futurs clients. C'est pourquoi, la galerie blanche lance un appel : jeunes gens passionnés d'art, si vous aimez les relations humaines,si vous êtes enthousiastes et avez envie de tenter une expérience dans le monde de l'art, vous êtes les bienvenus.
Nous cherchons à un ou plusieurs jeunes entre 20 et 30 ans, filles ou garçons, présentant bien, à l'aise avec les gens, aimant l'art contemporain et parlant si possible l'anglais et d'autres langues, libres tous les après-midis de 14 heures à 19 heures, et parfois le soir jusqu'à 23 heures, pour assurer l'accueil de la galerie. A leur disposition : le téléphone illimité et internet, la possibilité de bosser leurs cours tout en accueillant le public. Les personnes retenues percevront un pourcentage en cas de vente des œuvres exposées. Venez nous voir sur place ou appelez-moi au 06 72 42 26 87 pour un entretien.

04/03/2010

Comme une collection privée


La galerie blanche présentera à partir du 8 mars 2010 et jusqu'au 18 avril, une exposition d'un type particulier. Intitulée : Comme une Collection Privée. Cette exposition présentera des œuvres graphiques d'artistes célèbres et quelques peintures d'artistes bordelais.Cette "Carte Blanche à Monsieur B." présentera ainsi au public ce qui pourrait être les œuvres qu'il collectionne et qui garnissent les murs de sa maison bordelaise. Les artistes choisis sont ceux qu'il aime : Miro, Max Ernst, Vieira da Silva, Lanskoy, Tobiasse,etc...
La galerie a laissé carte blanche à Monsieur B. L'accrochage des œuvres, le choix de l'assemblage et les thèmes retenus, sont de sa seule décision. De même, les textes qui vont rythmer cette présentation ont été choisis par lui. Ce sont autant de bribes de ce qui pourrait ainsi être considéré comme une œuvre en perpétuel mouvement, la présentation d'une collection idéale comme performance où le sempiternel débat entre la création pure, le plus souvent asociale et l'utilisation à des fins décoratives, donc éminemment sociales, des œuvres d'art est réactivé par la finalité de l'acte d'exposition en galerie : la vente des œuvres. C'est donc toute une réflexion philosophique qui est ici mise en avant par la collection de Monsieur B., dans laquelle le visiteur est naturellement impliqué.
8 mars - 18 avril 2010
du lundi au samedi,
de 14 heures à 19 heures
et sur rendez-vous.