04/07/2011

L'art contemporain et la beauté qui transcende...



33 Godtoys, Installation de Francis Moreeuw. 2005-2006.

La Biennale d'Art Contemporain de Venise vient d'ouvrir ses portes. Partout dans le monde des lieux offrent à voir des créations nouvelles et de nombreux courants existent en la matière. Mais qu'est-ce que ces œuvres ont à voir avec l'Art ? Peut-on encore envisager ce travail contemporain comme porteur d'un message de foi et d'espoir qui passe avant tout par la Beauté, cette beauté dont on dit qu'elle sauvera le monde ? Un site a eu l'idée - et le courage - de poser les questions que personne n'ose jamais formuler dans un musée, à plusieurs artistes, conservateurs et critiques d'art. Voilà ce que cela donne :

1/ L’art contemporain, n’est-ce pas un peu n’importe quoi ?

"Il a agrandi toutes les limites en poussant la recherche vers la plus grande radicalité, mais on avait perdu la clé, en oubliant que les œuvres sont portées par des commandes", estime Xavier Douroux. "Il a développé une rhétorique complexe en perdant les rapports avec le public. Il faut rétablir ce rapport et donner les clés qui permettent à tous de parler de l’art."

2 / En quoi est-il utile ?

"L’art permet tous les dialogues, bien au-delà des seules questions artistiques", continue Xavier Douroux. "Il est au cœur de toutes les décisions qu’il faut prendre dans la société." "Il permet d’exprimer des choses différentes de ce qui se dit d’ordinaire, car les discours sont toujours contrôlés", ajoute Geneviève Guénette. Jean Voguet pense, quant à lui, que "’artiste est un chercheur. Il va trouver les formes et les couleurs qui seront à la mode. L’artiste est un médium qui transmet la beauté qui n’est pas toujours où on la recherche". "C’est un marqueur d’idées qui parle de l’actualité avec ironie. L’exposition " La Boucherie humaine" aurait été plus influente sur une courte durée, pour ne pas entrer dans les mœurs", précise Rémi Tamain.

3 / La recherche du Beau est-elle encore d’actualité ?

"C’est quoi la beauté ? Si elle est spirituelle, alors ces œuvres y tendent. Si c’est uniquement esthétique, d’autres œuvres peuvent y prétendre, car c’est surtout la quête du sens", répond d’emblée Jean Voguet. Catarina Perazzi explique, de son côté, le sens de sa Déesse mère : "La nudité est un beau véhicule, si elle est bien utilisée. Je l’ai conçue comme une icône. "

4 / L’argent et l’art : un rapport scandaleux ?

"Des prix délirants et même irréels existent, mais ça ne concerne qu’une quinzaine d’artistes dans le monde", affirme Xavier Douroux, quand Geneviève Guénette souligne qu’elle "travaille à côté pour pouvoir vivre".

5 / Jeter un trait sur une toile blanche, c’est un peu facile ?

"On ne doit pas tout justifier par le travail manuel, car une œuvre est avant tout un travail intellectuel.", clame Jean Voguet. "Le savoir-faire très apparent peut, au contraire, cacher un manque de conception."

6 / Comment l’art contemporain retrouve sa place dans la vie quotidienne ?

"On passe des commandes avec l’aide de la ville à des artistes locaux pour qu’ils ne partent pas à Berlin ou à New York. On est aussi actif dans le Châtillonnais que dans les quartiers", nous apprend Xavier Douroux. "Quand une œuvre d’art trouve le bon contexte, elle n’a plus besoin d’être expliquée. On invite des street-artistes qui discutent avec les habitants.", conclut Jean Voguet.

© Franck Bassoleil

14/06/2011

Sympathique soirée pour le vernissage de Mongo

Certes ce ne fut pas la cohue (il y avait ce soir-là plusieurs vernissages et pas des moindres, des spectacles et autres évènements qui rendaient difficiles d'assister à tout), mais une petite centaine de clients et d'habitués de la galerie étaient au rendez-vous, vendredi dernier pour découvrir Mongo by Laurence Nourisson. Des artistes étaient venus saluer la plasticienne parmi lesquels : Cécile Bobinnec dont l'exposition Stand Alone précédait celle-ci, Pierre Leman, jeune plasticien fou d'autoportraits et le jeune photographe milanais Guido Valensi et le saxophoniste Alex Golino. Quelques journalistes avaient fait le déplacement. Parmi eux Isabelle Camus emballée par le travail de l'artiste, comme le fut pratiquement tout le public et dont les photos illustrent ce billet. Un verre de Badie à la main, ce délicieux assemblage de cépages bordelais que de plus en plus de gens découvrent et apprécient - vinifié comme le fut autrefois la fameuse Cuvée du Chai de la même maison - les invités déambulèrent au milieu des parures présentées comme dans une salle de musée, leur donnant une dimension de vestige sacré qu'on vient admirer religieusement et avec respect, des sculptures lumineuses de la série Merci Marcel, en hommage à Marcel Duchamp - tout le monde l'aura deviné - s'imprégnant de l'ambiance sonore, création exclusive de l'artiste pour l'exposition et dont la dimension poétique prit toute son ampleur en fin de soirée quand ne restèrent que quelques Happy few, envoûtés par la magie des travaux présentés. Parmi les visiteurs de ce soir-là, mais aussi depuis l'ouverture de l'exposition, de nombreux élèves ou anciens élèves de l'artiste qui enseigne l'histoire des arts et les arts plastiques dans un lycée bordelais, visiblement tous subjugués par les créations de leur professeur, jeunes groupies enthousiastes qui montrent la force et l'enthousiasme de Laurence Nourisson, mais aussi qui confirment la profondeur et la densité de son travail.
Crédits photographiques © Isabelle Camus - 2011 - Tous Droits Réservés.


07/06/2011

La galerie au 1/12e !



Design pour la présentation de l'exposition MONGO de Laurence Nourisson. Une maquette en papier qui donne envie d'organiser un jour prochain une exposition de miniatures. Avis aux plasticiens intéressés !

MONGO, c'est Vendredi 10 juin, à la galerie blanche



Le vernissage de l'exposition MONGO
ou "un monde retrouvé"
aura lieu
vendredi 10 juin 2011
à partir de 19 heures.
Venez nombreux !