03/03/2021

C'est officiel depuis le 1er mars : la galerie Blanche et Première Ligne fusionnent !


Nous y voilà les amis, la pandémie a fait bouger beaucoup de lignes et de l'abstrait vient de surgir une nouvelle figuration, libre par principe, innovante par goût et joyeuse aussi : Des locaux de la rue du Loup où nous avons pendant près de cinq ans donné à voir des artistes que nous aimons à ceux de la rue Teulère.Longtemps galerie nomade, la Galerie Blanche pose ses cimaises et l'enthousiasme de ses animateurs dans les locaux de la Galerie Première Ligne, belle aventure initiée en 2012 par Cécile Odartchenko, éditrice et auteure, fille d'un grand poète russe, épouse du célèbre galeriste Albert Loeb. Elle a fait connaître aux bordelais de nombreux artistes, mais a su aussi, dans le même esprit que celui du collectif L.76, donner à voir et commpuniquer son enthousiasme. Elle s'installe à Rochechouart, dans une maison où il se passera bientôt de bien belles choses au service de l'art et de la culture !

Désormais, et pour le meilleur nous l'espérons, L.76 vous accueille au 8 rue Teulère, près la Grosse Cloche, à deux pas du cours Victor Hugo, dans ce merveilleux quartier de Saint-Paul, charnière entre le très créatif et artistiquement explosif quartier saint-Michel et Saint-Pierre, le centre historique repéré et protégé par l'Unesco.

En ce moment, faisant le lien entre les évènements de Première Ligne et ceux à venir de la Galerie Blanche, une exposition de dessins et encres d'Alain Arnaud, aux traits qui fascinent et à l'univers grouillant et fantasque.

 

Première Ligne c'est aussi une librairie spécialisée dans la poésie et les livres d'artiste, mais aussi bientôt les arts et la littérature des pays de la Méditerranée en langue originale et en traduction (Italie, Espagne, Portugal, Afrique, Asie...) et, lorsque la vie reprendra son cheminement normal sans limitation ni contraintes sanitaires, ce sera un lieu de vie et de rencontres, à la fois espace de travail, salon de thé et bar à vin... Mais tout cela est dans nos têtes et dans nos carnets, sans pouvoir à ce jour, en dire plus...

Venez nous rendre visite et faire connaissance avec les lieux si vous ne connaissez pas encore l'endroit, passez faire un brin de causette avec les galeristes. Nous sommes là tous les après-midis à partir de 14 heures. En attendant de pouvoir reprendre nos horaires nocturnes d'avant, du temps de la rue du Loup !




26/08/2020

Donner à voir et travailler ensemble. Éléments pour un manifeste.

La crise sanitaire qui a de quoi nous interpeler - non pas tant sur la dangerosité présumée du virus qui se serait répandu sur toute la surface de la Terre - mais par tout ce qu'elle semble remettre en question en agissant sur la peur des individus, sur le doute et balayant tout ce qui fait l'ordinaire de notre société depuis longtemps, sinon depuis toujours, met en péril l'activité artistique dans son ensemble en ce qu'elle éloigne les créateurs de leurs publics. Comme pour les lieux de culte, les galeries sont durement touchées. 
Pensez un peu, dans toute l'histoire de l'Humanité, en dehors des (trop) nombreuses périodes de guerre, jamais un lieu de prière et de médiation n'a jamais été fermé, interdit et les offices et cérémonies jamais reportées, annulées ou célébrées en catimini, à huis-clos, comme en cachette. Cela fait le jeu des violents et des méchants qui rêvent d'une société close, muette, faite d'esclaves, de petits soldats, de cobayes et de consommateurs soumis. L'artiste véritable, celui qui a la création dans le sang, comme une énergie vitale qu'il se doit de transmettre, ne peut se satisfaire de cette terrible régression des libertés, cette montée préoccupante des peurs et sur l'incohérence de ceux à qui nous avons jusqu'ici confié notre quotidien, ceux qui devraient accompagner et rassurer, protéger et défendre bien plus que réprimer et contraindre.
En guise de manifeste
Ce long préambule en guise de manifeste pour expliquer notre énergie nouvelle, notre volonté de démarrer autre chose, dans la perspective d'un nouveau paradigme qui surgirait de nos cœurs, nous qui n'avons pas pas peur, que ne craignons pas, qui doutons désormais du discours officiel, des informations jetées en pâture par une presse qui ne sait rien et hurle avec les loups pour ne pas disparaître. 

Cette énergie dont on veut parler, c'est poursuivre, contre vents et marées, en toute conscience des difficultés que rencontre l'Humanité, davantage liée selon nous aux graves problématiques climatiques, aux mutations inédites de notre environnement, à cette terre qu'on empoisonne depuis trop longtemps, qu'on pille sans vergogne, amenant à leur perte des milliards d'individus quasiment tous complices par leur indifférence ou leur orgueil, leur âpreté au gain ou leur couardise. 
 
Nous croyons que les arts, la culture, l'éducation sont des armes infaillibles pour gagner cette guerre terrible contre l'Individu, contre la Beauté, contre l'Amour. Face aux répressions policières, aux manipulations génétiques, à l'hyperconsommation, à la peur attisée par des dirigeants affolés que personne n'écoute plus, à l'hydre de la croissance et du profit, il faut du Rêve, de la Beauté et où mieux que dans une galerie, une librairie, un théâtre, un cinéma, une école, un musée, l'homme peut s'apaiser et se reconstruire, prendre le temps de comprendre et de réfléchir avant d'agir non pas comme on lui dit mais comme il le sent, avec tout son être, son cœur et son âme ! L'artiste aide à la paix, à la sérénité, à l'entraide. Son art aiguise les sens, ouvre nos yeux, console et entraîne. 

Voilà pourquoi, nous de la Galerie Blanche, qui n'avons jamais abandonné cette idée première du «Donner à Voir », voulons redynamiser ce qui fut à la base de la création du premier espace que nous avions établi dans en face de la somptueuse glycine de l'Hôtel de Ragueneau, dans le Vieux Bordeaux, rue du Loup et qui durant cinq belles années, a attiré des centaines de visiteurs dont une grande majorité n'avait jamais auparavant fréquenté les lieux d'art, galeries et musées. Cette idée qui n'a jamais été dictée par l'esprit de lucre, mais par la volonté de faire connaître, de partager, d'écouter et de montrer.

Donner à voir, à entendre et à connaître
La crise a mis en difficulté des lieux d'art et de culture qui tentent de surnager, de rester à la surface et de reprendre peu à peu leur chemin. C'est ainsi que nous nous sommes rapprochés, il y a plusieurs mois maintenant de la Galerie Première Ligne fondé par notre chère amie, Cécile Odartchenko, qui fut longtemps la collaboratrice de son marie, Albert Loeb, tant à New York qu'à Paris, avant de lancer les Éditions des Vanneaux, l'une des plus intéressantes maisons d'édition de poésie francophone. Nous l'avons rouverte, nous l'animons et dans les prochains mois, avec de nouveaux partenaires, nous relancerons cette dynamique qu'initia avec brio Cécile : expositions, lectures, concerts, toujours motivés par le donner à voir, à entendre et à connaître.

Vendre aussi 
Pour permettre à la galerie de poursuivre son objectif, la galerie doit aussi jouer son rôle en vendant les œuvres présentées et défendues. Donner à voir, aider à faire naître des vocations de collectionneurs et contribuer au lancement des jeunes artistes dont nous aimons le travail. Cela passe bien sûr par la voie traditionnelle des expositions, temporaires ou permanentes. Mais cela passe aussi désormais par le "hors-sol", les vitrines virtuelles, les réseaux sociaux, les boutiques en ligne... C'est ainsi que via instagram, twitter, Facebook, et bientôt Pinterest et Etsy, par ce blog aussi nous proposons à nos amis des pièces de qualité d'artistes réputés ou encore méconnus et toujours à des prix plus qu'abordables.

C'est le cas de cette magnifique pièce d'Alechinsky, provenant de la très belle série Carta Canta (dont elle est le numéro IV), proposée pour 950€ au vu de son tirage réduit. Bien évidemment nous étudions toutes les offres, tant qu'elles restent raisonnables et en rapport avec la cote de cet artiste et de son travail ! Achat on ligne via paypal.



25/11/2019

La galerie blanche fait peau neuve


Un concept décalé disait de la Galerie Blanche un éminent critique d'art aujourd'hui disparu habitué aux Big Events new yorkais. Nous ne saurons jamais s'il fallait prendre ses mots comme une sentence définitivement péjorative ou au contraire entendre un compliment. décalé en effet dans un monde où la course au profit dicte ses règles et anéantit les velléitaires pas assez armés pour résister et se frayer un chemin parmi les gros et les puissants. 

Dès la création de la Galerie dans une petite rue de Bordeaux, face à la plus belle glycine de la ville et entre deux bars très fréquentés par des étudiants et des lycéens, nous avions décidé de vivre l'art autrement. Dès le premier jour, nous avons voulu Donner à Voir au plus grand nombre et à un public différent, parfois rétif à l'art contemporain et en tout cas peu coutumier des visites aux galeries d'art. 

Très vite, le succès de nos expositions et des évènements montés nous a donné raison. Un public nouveau répondait à notre invitation qui prit vite l'habitude de venir et de revenir même en dehors des vernissages, comme un rite. De curieux timides et hésitants, ils sont devenus clients et, plus encore, amateurs. Peu à peu leur regard s'est affiné, et leur goût aiguisé. Notre intuition ouvrait la jeune galerie à une réalité joyeuse. 

Le temps a passé. Il a fallu quitter le 76 de la rue du Loup. Devenue nomade, la Galerie Blanche a continué d'exister, plus confidentielle, plus rare. Elle a présenté ses artistes dans des appartements privés, en France, en Italie, ailleurs encore et en ligne.  soutenant des galeries-sœurs comme par exemple Première Ligne, la galerie des éditions Les Vanneaux que dirige la pétulante Cécile Odartchenko, qui fut l'épouse d'Albert Loeb avec qui elle anima à New-York, la fameuse galerie Loeb.

Aujourd'hui elle s'apprête à lancer un catalogue en ligne des artistes que nous aimons, peintres, graphistes, graveurs, photographes, designers, musiciens et poètes. Le concept n'est pas neuf mais la philosophie qui préside à nos choix, en demeurant fidèle à notre l'historique de la galerie blanche, à cette éthique du Donner à Voir.