13/11/2013

La 55e Biennale de Venise : un très grand cru.

Zhang Yanzi, The Flow of Energy, 2013
Technique mixte sur soie - Dimension: 50cm×6000cm
Photographie: Hu Zhiheng
© Zhang Yanzi

Nous voilà rentrés. Comme à chaque fois, les yeux et l'esprit remplis de mille beautés, nous digérons tout ce qu'il nous a été donné de voir pendant ces quelques jours passés à Venise. Temps très clément, soleil et ciel clair en dépit d'une fraîcheur annonciatrice de l'hiver proche. Si nous n'avons pu tout voir du "Palais Encyclopédique" (titre de cette biennale), tant la Biennale était éclatée dans la ville ( combien de palais et d'églises d'habitude fermés au public avaient ouvert leurs portes pour présenter des artistes du monde entier dont le pays d'origine n'avait pas droit de cité dans les Jardins de la Biennale, parmi les magnifiques pavillons des "grandes puissances" de l'art.

Il faudrait des heures pour décrire tout ce qu'il y avait de beau, dire les quelques horreurs imbéciles qui traînent encore dans certains lieux et montrer ce qui pour nous, à la Galerie Blanche, nous parait aller dans le sens qui nous fait vibrer : le Beau et la Joie, la force spirituelle et transcendante de l'art sous toutes ses formes. Nous nous contenterons de donner une liste de ce que nous avons aimé, et aussi - elle est plus courte - de ce que nous avons détesté.

Il faut nous laisser juste le temps de mettre nos notes au propre, de scanner ou rechercher les illustrations et nous publierons en quelques billets notre compte-rendu aux amis et fidèles de la galerie Blanche. 

Promis, et pour répondre à la demande de certains amis de la galerie, nous organiserons un voyage en bonne et due forme à Venise pour la prochaine Biennale !

10/10/2013

La beauté sous toutes ses formes en Première Ligne à Bordeaux


L’ÉVÉNEMENT DE L'AUTOMNE A BORDEAUX

Les fidèles et les amis de la Galerie Blanche se souviennent des mots qui terminèrent officiellement l'aventure de l'espace de la rue du Loup : "Demain ou après-demain, nous continuerons l'aventure de la galerie, ailleurs que rue du Loup. L'essentiel pour nous étant de poursuivre ce "donner à voir" qui nous tient tant à cœur. Chez nous, chez d'autres, ou virtuellement, nous poursuivons la tâche que l'association s'est fixée depuis le premier jour".

 Le temps a passé. Certains sont partis vers de nouveaux horizons. La Galerie Blanche a  poursuivi sa route sur les réseaux sociaux, par ce blog et son catalogue. Vous êtes ainsi nombreux à continuer à nous suivre. Aujourd'hui, une nouvelle page s'ouvre. Nous participons à la belle aventure qu'initie Cécile Odartchenko, auteur, éditeur (Éditions des Vanneaux) qui s'installe à Bordeaux.

La magnifique revue de poésie et d 'art qu'elle édite, Première Ligne, avait besoin d'un écrin. les poètes qu'elle édite, les peintres et les illustrateurs qui ornent les ouvrages de sa maison d'édition seront ainsi présents au fil des mois au 8 rue Teulère, à Bordeaux, entre la rue Bouquière et la Grosse Cloche.
Tout l'esprit de la galerie Blanche se retrouve dans ces lieux, leur blancheur bien sûr, mais surtout la philosophie qui préside à l'entreprise. Cécile Odartchenko, avec son mari Albert Loeb, exposa à New York et à paris les plus grands artistes contemporains. 
Parmi les auteurs qu'elle publie et qui le plus souvent sontd evenus ses amis, Cécile recevra Michel Butor, Jacques Le Scanff, Lambert Schlechter, James Sacré, Roseline Hurion, Jean Paul Bota, Jean-Lousi Poitevin, andré bay, Jean-Paul Michel, Jacques Abeille, Nicolas Mandelbaum, etc.
Les peintres, dessinateurs et photographes invités donneront à voir au public bordelais des oeuvres de grande qualité, mettant la beauté et la puissance créatrice en première ligne :  HENRIETTE LAMBERT, PASCIN, DIDIER CROSS, PAULINE BERNERON, LYSIANE SCHLECHTER, JACQUES LE SCANFF, ANDRE BAY, DAVID HEBERT, etc.
La Galerie Blanche sera aussi présente quelquefois, avec ses artistes, ceux que les fidèles et les amis de la galerie ont déjà pu rencontrer, et de nouveaux plasticiens, tous liés de près ou de loin à la poésie et à l'illustration. Le projet initial d'une collection de livres d'artistes verra ainsi le jour en partenariat avec Cécile Odartchenko et la galerie Première Ligne.

Enfin, la collaboration entamée il y a plusieurs années maintenant avec Antoine Lalanne-Desmet autour de parcours artistiques et littéraires sonores, prend toute son ampleur avec l'ouverture de Première ligne à Bordeaux. A terme, une sonothèque présentera aux visiteurs, dans un lieu confortable et feutré, toutes les réalisation sonores, conçues autour des auteurs des Vanneaux et de promenades littéraires, en cours d'élaboration.

La galerie-libraire-sonothèque ouvre ses portes pour un premier chapitre, samedi 19 octobre, à partir de 16 heures. venez nombreux faire connaissance avec l'équipe de première Ligne et admirer les œuvres exposées à cette occasion.
  La revue Première Ligne sort son numéro trois. 

Au sommaire du numéro 3, automne 2013, de la revue Première Ligne, publiée par les éditions des Vanneaux : Bernard Noël, Ivar Ch’Vavar, Matthieu Gosztola, Richard Blin, Anne Mounic, David Le Breton, Suzanne Kühne, Christian Prigent, Georges-Arthur Goldschmidt, Pascal Commère, Jean-Paul Michel, Philippe Fumery, Lambert Schlechter et Cécile Odartchenko.

Cécile Odartchenko, éditrice de poésie aux éditions des Vanneaux, inaugurela galerie Première Ligne, 8, rue Teulère, à Bordeaux le 19 octobre 2013. Les artistes, peintres, photographes, sculpteurs qu’elle exposera au fil des saisons ont tous un lien avec les éditions des Vanneaux.


Henriette lambert exposée à la galerie Première ligne.
En 1966, la galerie Ariel, dirigée par Jean Pollak, expose ses toiles aux côtés de celles d'Alechinsky, de Bissière, Dubuffet, Hartung, Poliakoff, De Staël, Soulages comme Vieira Da Silva. 
Un an plus tard, c'est au tour d'Albert Loeb de la présenter. À la faveur de l'un de ses espaces basé à New York, une vingtaine de ses toiles seront acquises par le célèbre homme d'affaires Joseph Hirshhorn, pour la collection de son musée basé à Washington.
"Des constructions parisiennes aux paysages hispaniques en passant par la nature morte jusqu'au motif du bassin, lieu insaisissable, dont elle ne cessera de scruter les moindres surgissements : le rythme des saisons et des marais, les intempéries, le passage des ostréiculteurs, des pêcheurs, des cyclistes et des surfeurs. Ses huiles sont baignées de déséquilibres infimes qui finissent par se laisser happer par une mesure harmonieuse, une radieuse plénitude."
Des toiles d'Henriette Lambert seront présentées à partir du samedi 19 octobre 2013,  à la galerie Première Ligne, parmi les oeuvres d'autres artistes liées aux éditions des Vanneaux.

Eveline Lavenu expose ses gouaches et ses dessins

C'est chez Danièle Bloch-Bourgade, dans son Atelier du 109 rue Notre Dame qu'Eveline Lavenu présente à partir d'aujourd'hui son travail. Gouaches et dessins dont le thème est la femme et la féminité. 

Des corps mis à nu, de grands traits forts pour souligner le caractère autant que la fragilité des femmes qui posent pour l'artiste. Un regard tendre mais sans concession qui n'élude rien, accepte tout ce que le temps et les errements de la vie apportent de cadeaux et d'agressions au corps. 

Les femmes d'Eveline Lavenu sont toutes remplies d'une force que le choix des couleurs renforce. Elles vivent, elles semblent bouger, hurler, rire ou chanter. A ne pas manquer.

Le vernissage a lieu aujourd'hui, à  19 heures. 

Nous invitons les fidèles et les amis de la Galerie Blanche a s'y rendre, pour rencontrer l'artiste et son hôte, artiste elle aussi et de talent elle aussi, Danièle Bloch-Bourgade.

Du 10 au 20 octobre 2013, 
de 15 à 19 heures, 
du mardi au dimanche.

18/04/2013

Lynch + Sound

La Galerie Blanche vous propose 10'34" de plaisir avec Dean Hurley, "Le monsieur son de David Lynch", un de ces types "Obsessed with sound" comme on les aime à la Galerie Blanche. Ce documentaire audio, enregistré en mars 2007, est une création de Jeanne Robet
Dean Hurley avait 27 ans au moment de l'entretien. C'est responsable du studio son de David Lynch à Los Angeles. Il a élaboré avec lui la bande-son de l'exposition "The Air is on Fire" qui réunit pour la première fois l’œuvre plastique, filmique et sonore de David Lynch à la Fondation Cartier (Paris). 
Entretien : Silvain Gire - Mixage : Samuel Hirsch  - Réalisation : Jeanne Robet

Des nouvelles de la galerie, d'Helsinki à Venise en passant par Bordeaux


Le concept de galerie nomade fait des émules. mais c'est un concept difficile à assumer. Difficile de repérer les nomades en route. La caravane va son chemin dans le désert, difficilement repérable. D'où l'utilité des caravansérails... 

Il y a un an, la Galerie Blanche, encore toute fripée de ses déboires immobiliers (l'épisode du propriétaire avide et des partenariats officiels longs à la détente, à oublier) décidait de poursuivre sa tâche : Donner à voir. 

Et nous donnâmes à voir le travail magique et poétique de Vappu Johansson, grande artiste finnoise venue de son pays tout exprès pour présenter ses travaux les plus récents. Le fruit d'une rencontre dans la galerie. le hasard. Un café, des idées et des passions communes. Un bel échange. Une amitié naissante avec l'artiste et son conjoint. La promesse d'une collaboration. La galerie nomade avait posé bagages chez Marie Sargos Teisserenc, personnalité du monde l'art qui ne s'en laisse pas compter et qui joua le jeu. En quelques jours, l'affaire était convenue : nous étions en mars 2012, Vappu exposerait sur les cimaises de la dame. Premier caravansérail pour notre esprit nomade. Grand succès auprès d'un public cependant trop restreint. Mais le début d'une implantation bordelaise pour l'artiste. 

Saison 2 : présentation des derniers travaux et des méthodes finlandaises qui font le succès de Vappu Johansson dans son pays (l'utilisation du plexiglass, l'usage de la photographie et la force d'une réflexion philosophique qui préside à ses choix artistiques, et tant d'autres choses encore) le temps d'un week-end au Château de Fontgravey à Blanquefort à l'invitation d'une association de graveurs aquitains qui réunit des artistes que nous apprécions, comme Jean-Michel charpentier, Colin Schonenberger, Carmen Herrera Nolorve.... Des esprits chagrins pourront objecter que tous ces lieux sont bien éloignés des lieux-phares de l'art contemporain, de la création internationale et du rayonnement qui porte les meilleurs à la lumière des grands moments de l'art. Donner à voir passe bien sûr par là : Basel, Paris, New York, Venise, Barcelone, Berlin, Londres, Milan... 

Mais Bordeaux a son mot à dire. Alors la Galerie Blanche reprend sa route, et la caravane passe. Laissons les chiens aboyer.

A suivre donc...